
Taux d’intérêt : Le rebond des primo-accédants en périphérie.
07/01/2026
Marché immobilier : la stabilisation des taux relance les acheteurs en 2026
13/01/2026Le marché immobilier retrouve son rythme : la stabilisation des taux réactive la demande des primo-accédants
Le marché immobilier français, après avoir traversé une période de turbulences inédite en 2024, montre des signes tangibles de stabilisation en ce début d’année 2026. La publication des derniers rapports statistiques, notamment ceux de la Fnaim et des Notaires de France, confirme un ralentissement de la correction des prix et un redémarrage progressif des volumes de transactions.
Si la période des « taux records » semble derrière nous, le marché s’adapte à un nouvel équilibre. Les professionnels du secteur constatent un retour prudent des acheteurs, en particulier des primo-accédants qui avaient déserté les agences. Cette reprise, bien que fragile, impose d’ajuster les stratégies commerciales pour répondre aux nouvelles attentes d’un marché plus réaliste et segmenté.
La fin du blocage bancaire : un signal fort pour le marché de l’ancien
Le principal moteur de cette reprise est la décélération de la hausse des taux d’intérêt, conjuguée à un ajustement des conditions d’octroi de crédit. Après avoir atteint un pic au second semestre 2024, les taux fixes ont amorcé une légère décrue, permettant un assouplissement des critères du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) sur le taux d’endettement. Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, la production de crédits immobiliers, qui avait chuté de 40% en 2024, a montré une augmentation de 12% au cours du dernier trimestre 2025.
L’effet cumulé de la stabilisation des taux et de la correction des prix (en moyenne de 8% sur l’ancien en 2025, selon les Notaires de France) a permis de rétablir une capacité d’emprunt pour de nombreux ménages. Cette fenêtre d’opportunité profite particulièrement aux primo-accédants, qui redeviennent une force motrice sur les marchés locaux. Leur retour est néanmoins conditionné par deux facteurs : un apport personnel souvent conséquent et un allongement de la durée d’emprunt moyenne, atteignant désormais 25 ans dans la majorité des dossiers.
Les ajustements stratégiques requis par le nouveau profil acheteur
Face à ce revirement, les professionnels doivent adapter leur approche. Le marché de 2026 n’est plus celui de l’euphorie post-crise sanitaire ; il s’agit d’un marché de « négociation réaliste » où l’expertise du conseil est primordiale.
Recentrer les mandats sur le « juste prix »
L’une des principales difficultés de 2024 a été le décalage entre les prix attendus par les vendeurs et la capacité d’emprunt des acheteurs. Le retour des primo-accédants ne signifie pas un retour à la spéculation, mais plutôt une demande pour des biens aux prix ajustés. Le rôle de l’agent immobilier est aujourd’hui de convaincre le vendeur d’accepter le « juste prix » du marché, sous peine de voir son bien stagner. L’absence d’ajustement rapide du prix de vente conduit à une obsolescence rapide des annonces.
Optimiser le conseil en financement et PTZ
Les primo-accédants sont particulièrement sensibles aux dispositifs d’aide à l’accession. Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) redevient un outil clé dans la construction du plan de financement. Pour les professionnels, il est essentiel de maîtriser ces mécanismes et de se positionner comme un conseiller global, capable de guider l’acheteur non seulement sur le bien, mais aussi sur les solutions de crédit disponibles.
Perspectives 2026 : un marché à double vitesse et de nouvelles opportunités
La reprise des volumes ne se fera pas de manière uniforme. Les marchés locaux connaissent des dynamiques très contrastées :
- Les grandes métropoles : Les prix se stabilisent, mais restent élevés. Le marché est tiré par les primo-accédants qui acceptent de s’éloigner des centres-villes.
- Les zones rurales/périurbaines : La correction des prix a été plus marquée. Ces zones attirent les primo-accédants à la recherche d’une meilleure surface habitable, même si elles restent sensibles à la problématique des « passoires thermiques ».
Pour le premier trimestre 2026, la vigilance s’impose. Si le marché semble sortir du blocage, la volatilité macroéconomique et le coût de l’énergie restent des facteurs de risque. Les professionnels doivent donc capitaliser sur la liquidité retrouvée pour accélérer les transactions, en se positionnant comme des experts de la gestion des mandats exclusifs et du conseil en financement.




